[Aperçu et démo] NieR Automata, de la suite dans les idées (PS4)

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La promotion d’un produit peut devenir subliminale tant elle en devient répétitive. Pour NieR : Automata, jeu vidéo dont la sortie reste fixée au mois de mars 2017, la communication mise sur un fil d’informations évasives. En réalité, des noms reconnus s’arrogent le bénéfice une telle distanciation. Pour beaucoup NieR, reste une aventure émotionnelle vécue en 2010 sur PS3/Xbox 360 quant au développeur Platinum Games en charge de la réalisation, une certaine confiance des joueurs vis-à-vis de leurs projets les conforte (MadWorld, Bayonetta …). Une démo accessible à tous parue le 22 décembre 2016 s’entourait d’assez peu de détails pour mieux nous inviter à confronter les attentes des possibilités d’un renouveau.

Dans l’intimité d’une dénomination faussement criblée d’erreurs informatiques, «NieR : Automata Démo 120161128» ouvre ses perspectives d’action trempée dans une mission datée de mars 11 945. Sabre à la main, yeux bandés, notre héroïne accompagnée d’un petit robot visitent un point A à un point B dans une usine désaffectée soupçonnée d’abriter des robots « Goliath » à la puissance redoutable.

PlatinumGames à la commande

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Le sabre, votre outil pour vous former contre quelques vaguelettes de robots !

Il y aurait presque une bonne justification à parler de prescription entre NieR premier du nom et une nouvelle datation volontairement déboussolante : environ 9 000 années séparent les deux épisodes. Officiellement, NieR : Automata ne déclame pas être une suite directe, officieusement, les clins d’œil s’attachent à créer des correspondances au milieu de nouveautés. Entre autres références, les robots ennemis, l’usage d’un sabre, la similitude d’un compagnon de combat (Nommée « Androïd 9S ») avec le personnage d’Emil (NieR) ou la récupération de matériaux rappelleront nombre de souvenirs. A commencer par l’identité visuelle de NieR : Automata, clairement en deçà du potentiel d’une PlayStation 4 passée à l’heure de la PS4 Pro. Parmi les célèbres marques prêtes à miser sur la sortie du nouveau jeu, Square-Enix (Parents de Final Fantasy XV, un RPG au sommet de la charte graphique actuelle) représente un partenaire visiblement peu exigeant sur des textures mal affinées. Pourtant, l’expérience s’avère incontestablement fluide : s’il faudrait être expert pour attester des 60 images par seconde (60 FPS), NieR Automata se distingue d’un ainé à la traine dans nos souvenirs.

Nom d’emprunt pour cause commune

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Incroyablement occidental, NieR Automata  n’en reste pas moins une itération inspirée par les mangas et la patte graphique de NieR 1.

La démonstration parcourue, les arguments fournis au tout-public n’accentuent pas les origines de son succès (L’émotion, la complexité d’un scénario à découvrir par ses 4 fins) : de l’action, avant toute chose, donnant lieu à un jeu prête-nom. Les amoureux de Bayonetta retrouveront avec bonheur les attaques faibles, fortes, la touche habituelle de tir. Les amateurs de Metal Gear Rising : Revengeance auront le plaisir de voir un ersatz des dialogues entre les personnages non jouables et la protagoniste. Aucun dépaysement ne viendra non plus d’un système d’esquive devenu un indispensable bien pratique ! Un tableau prometteur sur la principe s’il n’avait pas été gâché par un manque de dynamisme. Ces doutes pourraient être aisément levés avec une démonstration plus bavarde : rien n’est précisé sur le système des niveaux ni même sur l’usage de nouvelles armes. C’est-à-dire les fondamentaux et grandes particularités de NieR de 2010.

« -Comment tu me trouves ? Physiquement je veux dire ? -T’es sympa ! »

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Des cubes noirs ? Quel usage ? Pourquoi ? NieR Automata est attendu pour nous révéler quelques éléments laissés en suspens.

Square-Enix et les premiers développeurs auraient pu se contenter de produire une version haute définition d’un jeu apprécié grâce au bouche à oreille, moyennement accueilli à sa sortie. La reprise du projet, à saluer, fut toute autre. Les premières impressions s’orientent vers une création sympathique emprisonnée par les codes d’une franchise à respecter à la ligne près (NieR) avec des repères efficaces (L’expérience de Platinum Games). Dans cette vision, Omega Force excelle avec des résultats parfois impressionnants de libertés malgré ses contraintes : Hyrule Warriors (Wii U), Dragon Quest Heroes 1 (PS4) … La recette ne tient plus du secret pour Platinum Games : Metal Gear Rising Revengeance, sans être la perle attendue, a quelque chose de très agréable face à l’abandon définitif du projet après des années d’attente. Développement et réalisation coopèrent déjà pour fournir une interprétation où le jeu de rôle aura encore son mot à dire au milieu d’attaques à varier grâce au système de niveaux et d’armes. Espérons-le !

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L’attente devrait être récompensée le 10 mars 2017, sauf report dans le calendrier, avec une impression dominante de jeu sympathique. Malgré une démonstration assez courte, le tout semble cohérent avec, pour problème négatif, les tares graphiques et répétitives d’un premier essai transformées en hommage malheureux à NieR. Le scénario place habilement les éléments d’intérêt (Boîtes noires ? Terre peuplée de machines ? Une seule héroïne ? Pour quoi ?), peut-être pour mieux nous surprendre.

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