[Dossier] Les attentes cinématographiques 2015 – L’année des retours

Films a voir annee 2015Beaucoup, au bout de leurs lèvres, se demandent peut-être si 2015 sera une bonne année de cinéma. Question difficile ! Pour preuve et pour justification, il nous a fallu un temps de latence pour compiler ce qui pourrait s’approcher à quelques centres d’intérêt de l’année déjà entamée mais si mal commencée.

Une année de diversité, certainement. Presque tous les goûts seront couverts ou presque. Il y aura du flashback et du comeback, de la comédie attendue au tournant et de la mort au volant, de l’absurde et de la paresse sur grand écran. S’il n’est pas question de jeter les dès et d’en analyser les numéros, de tirer les cartes et de prévoir les succès 2015; il y aura en tout cas certaines attentes. Justifiées ou non, le Blog La Maison Musée tend à les partager avec vous ! Parcours de façon formelle une numérotation informelle qui se lancera au numéro 7.

Kingsman : Services secrets – Comédie trois épingles de l’espionnage (18/02/2015)

Kingsman Realisateur Kick Ass

S’il n’y avait pas eu Charlie Mortdecai, il n’y aurait probablement pas eu de Kingsman : Services secrets. En d’autres termes, notre seule attente à son écart est de pouvoir faire mieux en tous points dans un genre similaire à Charlie Mortdecai. Plutôt que de le catégoriser parmi les spy-thriller avec soupçon de comédie ou quelque chose d’approchant, Kingsman : Services secrets est aussi une adaptation du Comics The Secret Services par Mark Millar et Dave Gibbons.

Tenue Samuel L Jackson Kingsman
Samuel L. Jackson tente de rajeunir ?

Seule adaptation très libre d’une bande-dessinée américaine que nous prévoyons d’aller voir, Kingsman : Services Secrets est réalisé par Matthew Vaughn. Un réalisateur qui nous avait particulièrement séduit avec Kick Ass premier du nom. Agissant dans l’ombre comme un propulseur de Comic-books (X-Men : Le Commencement, Kick Ass 1 …) il ne serait pas déplaisant de retrouver certaines manies de création.

Avis Kingsman Cinema France
L’image est bien extraite de Kingsman : Services Secrets. Et non de Discours d’un roi.

A première vue, le long-métrage ressemble à un patchwork des acteurs à bonne réputation. Colin Firth endosse non plus le rôle de roi d’Angleterre mais en reprend les codes vestimentaires; Michael Caine (Quasi l’ensemble des films de Christopher Nolan) rejoint l’idée d’une création presque 100% anglaise; Samuel L. Jackson fait le job dans un costume violent à l’oeil et inhabituel … Prestige du casting ne signifie pas toujours qualité. L’occasion viendra, peut-être, de s’en convaincre en salles.

Lost River – Ryan Gosling n’a pas perdu son chemin en Europe. (22 Avril 2015)

Affiche France Lost RiverRyan Gosling rejoint le cercle de moins en moins privé des acteurs-réalisateurs. L’année 2015 débutait sur une mauvaise nouvelle pour le mutique Ryan Gosling. Aux Etats-Unis, Lost River ne bénéficiera pas d’une sortie en salles. Dès le Festival de Cannes 2014, les retours partageaient la manne financière du fabuleux monde du cinéma. Lost River, nous l’attendons exactement depuis 1 année. Bon, passable ou mauvais, l’envie de se créer son opinion domine.

Dossier Presse Lost River
Lost River cherche sa route en Europe.

Malgré lui, Ryan Gosling nous prouve qu’être célèbre ne signifie pas toujours bénéficier de tous les feux verts dans le monde du cinéma. En quelque sorte, Lost River aura l’identité d’une production indépendante dont le mérite sera, pour une fois si rare qu’elle mérite d’être soulignée, de pouvoir sortir en France dans nos salles de projection. Reste encore à déterminer si sortie signifiera masse, ce qui est bien moins certain si les Etats-Unis n’adoubent pas immédiatement le film dudit Ryan Gosling.

Impressions Lost River Gosling
Simple cinéma contemplatif ou réel propos ? A vérifier d’ici quelques mois !

L’échec du soutien financier ne signifie pas immédiatement « navet ». Une évidence qu’il est bon de rappeler avec l’exemple de Zach Braff (J.D. dans la Série TV Scrubs) qui a dû avoir recours à Kickstarter pour son deuxième long-métrage Le rôle de ma vie paru le 07 Janvier 2015 en DVD & Blu-Ray.

Réalité – Une réalisation française aux Etats-Unis (18 Février 2015)

Alain Chabat QuentinDupieux

Amateurs de musique électronique, vous connaissez peut-être Quentin Dupieux sous son pseudonyme Mr. Oizo ? Pour le cinéma, Quentin Dupieux réalise son bonhomme de chemin avec une pointe d’absurde. Cet impressionnisme est devenu une marque de fabrique culminante dans Rubber : l’histoire d’un pneu meurtrier sorti en 2010. En 2007, nous avions vu Steak à sa sortie en salles. Encore aujourd’hui, le film provoque un mini-choc. Ce qui était vendu par la presse comme un nouveau film du duo Eric & Ramzy était en réalité une critique sociale. Résultat d’une incompréhension, Steak a vite rejoint les catégories bien dessinées de films « ratés ».

Non Sens Cinéma Francais
Alain Chabat va devoir trouver « le » cri parfait pour réaliser « son » film d’horreur.

En 2015, Quentin Dupieux propose un voyage franco-américain avec, en tête d’affiche, Alain Chabat. Réalité déconcerte par ses fondations scénaristiques puisqu’Alain Chabat va devoir trouver « le meilleur gémissement » de l’histoire du cinéma. Ainsi, et il a seulement 48h, son producteur lui déverrouillera les gardes-fous du cinéma pour produire son film d’horreur. Ca n’a l’air de rien de près. Ce sera pourtant l’une de nos attentes du début de l’année 2015. Non pas tant pour son casting franco-américain mais plutôt pour voir les tenants et les aboutissants du potentiel déjà très particulier de Rubber, le nouveau long-métrage de Quentin Dupieux intrigue. Comment tout cela va tenir … ou non ?

Quentin Dupieux Avis Cinema
La quête du meilleur gémissement débute le 18 Février 2015 !

Réalité de Quentin Dupieux fait aussi partie de la présentation du Festival de cinéma de Gérardmer qui se tient actuellement du 28 au 01 Février 2015. Assurément, l’une des curiosités qui trônent en tête d’affiche et dont les retours ne tarderont pas à filtrer dans le bon comme dans le mauvais sens. Hors-compétition à l’exemple de Jupiter Ascending, de Les Nouveaux héros de Disney, Réalité fait partie des projections sélectionnées. Fantastique, curieux, d’apparence désordonnée, il ne restera plus que 2 petites semaines pour identifier ou se forger une opinion sur Réalité.

Birdman – Michael Keaton au devant de la scène de l’année 2015.

Dessinateur Birdman Poster

Birdman ou la surprenante vertu de l’ignorance n’est pas un film de super-héros à la mode. Si l’on ne connait pas réellement le projet de son réalisateur Alexandre Gonzales Iñarritu, tout laisse à croire qu’au contraire, nous aurons rendez-vous avec une énième adaptation de bulles de comics. Birdman est avant tout un rôle taillé sur mesure, comme un beau costume trois pièces, pour Michael Keaton. Acteur phare des années 1980 et 1990, ce dernier a passé quelques années sous les radars et dans une traversée du désert. Au mieux, ses dernières participations étaient vocales (Dessin-animés) voire dans des téléfilms bien moins estimés. Parbleu ! Michael Keaton, c’était tout de même Beetlejuice; les premiers rôles et les premières adaptations de Batman au cinéma. Il y a eu un âge d’or qui allait de pair avec des propositions intéressantes de rôles.

Birdman Origines Explications
Michael Keaton signe un retour visiblement attendu … et déjà ovationné par la critique.

Michael Keaton endosse le rôle d’un acteur déchu répondant au nom de Riggman Thomson. Autrefois, il était reconnu et apprécié pour son rôle de Birdman, un super-héros qui semble être passé de mode. Perdu pour perdu, Riggman Thomson tente de rejouer de son nom pour une nouvelle pièce de théâtre. Les parallèles semblent si troublants entre l’acteur et son personnage qu’il n’y aura peut-être pas de meilleure incursion dans le monde du théâtre, les décors moins scintillants et moins heureux du cinéma. Mélancolique, le récit d’intrigue a été un appel à une star des années passées dont les comparaisons pleuvent à chaque image …

Plan sequence birdman
Birdman a été un « défi » pour ses acteurs. La raison ? Une réalisation voulue en « plan-séquence ».

Outre des comparaisons qui floutent la séparation entre fiction et acteur, l‘originalité se situera aussi du côté de la réalisation. L’une des particularités de Birdman sera d’être visuellement présenté selon le principe du plan séquence. Cela se traduira à l’écran par la sensation d’un seul lieu, « d’un seul plan » à l’écran, pour être au plus près des acteurs. L’intérêt sera d’être un spectateur intégré à l’univers, proche de l’histoire d’un personnage singulier pour être visuellement concerné par la réalisation. Loin d’être le premier à utiliser cette technique, (Alfred Hitchcock et La Corde, Stanley Kubrick et Shining par exemple) une certaine attente est placée du côté du suspens, d’une mise en condition et de sensations visuelles inhabituelles.

Inherent Vice – The Master à la recréation des années 1960. (04 Mars 2015)

Psychedelique Poster Inherent Vice

Paul Thomas Anderson propose une virée psychédélique dans son nouveau long-métrage Inherent Vice. Si l’esthétique de l’affiche risque de devenir indémodable, sa date de sortie, elle, a été repoussée en France au 04 Mars 2015. Le réalisateur de The Master risque à nouveau de diviser son public mais qu’importe : son récit est prévu sur un peu plus de 2h20 pour une virée d’autrefois dans une ère de suspicion perpétuelle où la drogue est un fait presque banal.

Le détective Larry Sportello enquête sur une histoire où sexe, drogue et argent se mêlent. Les nerfs de la guerre l’amènent sur un terrain vicieux, les vices cachés d’une société américaine en plein idéal. Inherent Vice est inspiré de l’oeuvre littéraire de Thomas Pynchon éponyme. Pour substance, Inherent Vice sera moins sérieux que The Master sans pour autant être dénué de sens ou de complexité. 2h20 et un peu plus ne seront pas exagérés pour plonger dans un univers rétro, second degré et plus élégant qu’il n’y parait.

Role Paul Thomas Anderson
Joaquin Phoenix (re)devient méconnaissable dans la peau d’un consommateur de stupéfiants et détective sur le feu de l’action …

Biberonné à des références solides dans le cinéma, Stanley Kubrick entre autres, Paul Thomas Anderson ne cache pas ses références et ses inspirations. Sous-estimé avec The Master (200 00 entrées en France environ …), Inherent Vice parait être un joyeux mélange où les éléments amoncellent, se complètent, peuvent nous faire rire et nous plonger dans un univers singulier. Bien que les retours soient déjà prometteurs (L’avant-première d’il y a quelques jours semble avoir conquis les foules.), l’impatience dominera jusqu’à Mars 2015.

Star Wars VII – Une nouvelle trilogie stellaire (Décembre 2015)

Affiche temporaire Star Wars 7

Plus par passion que par raison, Star Wars VII nous fascine. J.J. Abrams a montré ce dont il était capable avec Star Trek; nous partage beaucoup plus avec Super 8 mais a les moyens de clore l’année 2015 sur une note extrêmement noble. Enfant de Star Wars, nous suivrons une suite représente au risque énorme pour les amoureux de la saga. Tout sera observé et épié (Ou l’est déjà) car l’année sera Star Wars. Quel sera le choix effectué pour poursuivre la saga ? (Alors que l’univers des comics propose bien des alternatives plus ou moins convaincantes les unes aux autres.) Combien de minutes durera le film ? Est-ce que le film aura des faux-raccords ?

A demi-ironique, nous serons bien évidemment sensibles au retour de Star Wars 7. Nous l’évoquions dans nos voeux de l’année 2015 : l’avant-première en France, ce serait un rêve d’y participer ! Ne serait-ce que pour le plaisir, probable, de revoir les acteurs phares de la première trilogie sur grand écran. Ce sera par ailleurs l’une des seules suites à gros budgets qui nous intéressera en 2015. Exit donc les énièmes Terminator, les Jurassic Park et autres réjouissances d’autrefois réadaptés par profit. L’histoire ne dit pas si Star Wars VII ira dans la bonne direction. Il faudra au moins s’en rendre compte, avec passion et subjectivité, pour médire ou non sur son cas.

The Big Lebowski – Le supplément non-inédit (22 Avril 2015)

Sortie Cinema 2015 Big Lebowski

Avant de savoir que les frères Coen allaient être officiellement requis dans le jury du festival de Cannes 2015, 2014 finissait sur une note discrète mais positive. The Big Lebowski, l’une de leurs réalisations les plus appréciées de façon unanime, va connaitre une date de « reprise » dans certains cinémas, la chose est officielle et est prévue pour le 22 Avril 2015. Paru en 1998, déjà vu, il n’empêche que comme beaucoup d’entre vous, le confort d’une salle de cinéma est aussi un luxe visuel différent d’une projection chez soi, à domicile.

Le travail de distribution sera assuré par l’entreprise Mission. Impossible de connaitre l’étendue exacte de la distribution, espérons simplement qu’elle sera maximale. Annoncée depuis Novembre 2014, The Big Lebowski est à voir si cela n’a pas été déjà fait. Véritable pépite dans ses dialogues, le revoir dans nos salles de cinéma sera un moyen de raviver quelques souvenirs et quelques échanges savoureux, incroyablement modernes et d’un humour actuel, stylisé et ayant passé honorablement les années : un peu plus de 17 ans déjà !

Si Janvier 2015 est bien trop calme, les deux prochains mois effaceront l’imperfection du premier mois. Une année d’apothéose ? Conclusions en Décembre 2015 pour des opinions sabrées sur « la » sortie 2015 attendue de pied ferme !

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